Musiques du monde : Mali – Syrie – Chine – Japon

Je ne suis ni musicienne, ni mélomane. Je n’apprécie que la musique qui sait se faire oublier – je renvoie ici au texte : les variations Diabelli .

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J’avais adoré écouter les Variations Mandé, de Toumani Diabaté, découvertes lors de la visite de l’exposition Dogon, au Musée du Quai Branly.

Je suis surprise par la simplicité sophistiquée de cette musique,  son aridité et toute l’esthétique qu’elle implique, à mes yeux (ou plutôt mes oreilles). Elle a quelque chose d’éthérée, d’aérien. Elle ne comporte pas de superflu, uniquement l’essentiel, ce qui lui confère un certain dépouillement, qui mène au recueillement.

Je tire sur ce fil … la corde de la Kora, pour vite arriver à l’Oud qui me réveillait ou m’endormait au Talisman à Damas, en Syrie.  Puis, je tombe sur le Shamisen japonais, découvert par hasard au temple et jardin de Shisendo, accompagnant cette « horde » de Kotos, ces harpes japonaises.

Je fais également un détour, par le Yunnan, où cet instrument chinois (le pipa) me ravissait lors de ces quelques jours passés dans les environs de Dali dans le Yunnan.

Je pouvais regarder et écouter depuis ma chambre spartiate, cette vieille chinoise, qui jouait du Pipa, instrument à cordes pincées.

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Il n’y a pas que les mains des grottes, que ces mains de l’art rupestre qui soient universelles : Cette musique première, et non primitive, me semble comporter des similitudes, des ressemblances … énormes ! Est-ce dû à mon absence d’oreille musicale, à mon inculture dans le domaine musical ?

Ou bien, est-ce un rêve, que je fais éveillée, en voulant relier le Mali, cette Afrique de l’Ouest, le Moyen Orient et l’Extrême Orient, en notant ces notes faites de mots et non de musiques, en leur faisant faire un tour du monde ?

Du Mali, en passant par l’Egypte, Syrie, Turquie, pour rejoindre le Japon en passant par la Chine, je traverse, franchis les frontières, en faisant danser mes mots sur le fil, le trait que dessinent ces notes, ces mélodies, ces variations, qui m’accompagnent et qui illuminent mon chemin depuis le ciel, sur Google Earth.

Cette musique première, aura accompagné ces nuits et ces jours à Tokyo, ainsi que mes notes (mes mots, mes billets, écrits à Tokyo), et m’aura apportée apaisement.

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