Nouvelle Vague – cinéma

ou les 3 films que je retiens de la Nouvelle Vague

Ce « vent de signes » synthétise pour moi l’esprit d’aventure, un état d’esprit créatif, véritable tournant, révolution qui vient à bout du conventionnel. L’imaginaire est en pleine expansion, se démultiplie.

« L’air du temps », parfum révolutionnaire, mythique, pensé pour séduire, se démarque des autres & demeure indémodable. Il imprime sa marque, sa senteur unique sur la peau, reconnaissable les yeux fermés parmi tous les autres.
La DS ou en parallèle, l’ID de désir, de séduction sont si prégnantes. Cette idée si forte, ce tour de force qui met entre les mains des hommes, l’inaccessible.
La conquête spatiale, cette nouvelle frontière, et au bout, en suspension, « one small step for man, one giant leap for mankind ».

Et puis bien sûr, la nouvelle vague est surtout celle du cinéma !

Dans ce creux de la vague, Truffaut « retourne » le cinéma avec « la nuit américaine », avec Jacqueline Bisset et JP Léaud

Et aussi je revois Jean Seberg, cette icône, scandant « New York Herald Tribune » sur les Champs Elysées, dans « A bout de souffle ».

Godard  refait son cinéma avec « le Mépris »  (avec Fritz Lang !) dans cette fabuleuse Villa Malaparte, et nous montre une des plus belles scènes érotiques du cinéma, avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli.

Ce vent furieux, du bout du monde qui vient à bout du cinéma conventionnel, qui insuffle ce re-nouveau au cinéma. Le cinéma, enfin, sort de sa boîte, de son studio… pour conquérir l’extérieur.

Une vague aussi forte que le vent participe à la ré-écriture du processus du désir, au renouveau d’un monde où le rêve devient accessible, à portée de main.

Paradoxalement, si la nouvelle vague concerne le cinéma français, ces trois films ont une note, une pointe d’accent étranger !

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